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El Laberinto de los Espíritus

Noticias Carlos Ruiz Zafón

Zafon la caisse !
03-09-2009
«L'Ombre du vent» s'est vendu à 10 millions d'exemplaires. «Le Jeu de l'ange» devrait faire aussi bien. Rencontre avec l'auteur de thrillers gothiques qui dynamite la littérature espagnole

Il est revenu vivre à Barcelone. Dure épreuve pour lui. Il avait tant craché sur la «ville des Prodiges», sur ses salons littéraires, «ghetto de médiocrité, de prétention et d'ennui», sur l'Espagne rabougrie et provinciale, sur ses écrivains narcissiques. De Los Angeles, où il s'était exilé en 1993, après le succès planétaire de, «l'Ombre du vent» (10 millions d'exemplaires vendus dans 55 pays), Carlos Ruiz Zafon tirait à boulets rouges sur le snobisme de la vieille Europe, sur son incapacité à I produire de grands récits.

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Depuis l'âge de 4 ans, il rêvait d'écrire des histoires, à l'ombre de la Sagrada Familia de Gaudi, qui était à deux pas du domicile familial.

«La cathédrale de Gaudi me fascinait, précise Carlos Ruiz Zafon. C'était comme une camarade que je croisais le matin en partant à l'école et le soir en rentrant chez moi. A cette époque, elle était quasiment en état d'abandon. J'allais régulièrement l'explorer dans tous ses recoins. Pour moi, c'était un lieu magique, plein de mystères.» Tout comme le collège jésuite San Ignacio de Sarria, où il a étudié durant onze ans :

«C'est un curieux édifice, un château gothique construit à la fin du XIXe siècle sur les flancs de la montagne, poursuit-il. Un monde fascinant, avec des cloîtres, des passages secrets, des chapelles, des escaliers sans fin. Ces lieux qui ont accompagné ma petite enfance ont un impact spécial sur mon travail. Ce ne sont pas seulement des constructions de briques et de pierres, mais la partie la plus intime de ma mémoire.»

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«Barcelone, mon univers littéraire»

Pour réussir un film, disait Orson Welles, réussis le méchant. Zafon suit la règle du maître. Il fait défiler les salopards, les traîtres, les assassins dans une Barcelone sombre et mortifère, ville fantôme de la révolution industrielle du début du XXe siècle, qu'il enlaidit avec une forme de rage. «Non, pas du tout, rétorque Zafon. Je n'éprouve aucune forme de ressentiment à l'égard de ma ville natale. En fait, ma Barcelone, celle de mes livres, est un monde stylisé qui explore l'aspect le plus sombre de son histoire et de sa personnalité, tout simplement parce que c'est mon univers littéraire. Barcelone est une ville sublime, complexe. Comme Paris, c'est une ville ancienne, embrumée de mémoires, qui a son revers obscur, plein d'histoires et de secrets...»

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«J'étais un fou de Spielberg»

Avec Zafon, le livre entre aussi dans une autre dimension. Pas seulement à cause des contrats astronomiques qu'il signe. Sur son site web, on découvre une autre facette du personnage. Fou de jazz, il a composé lui-même vingt-quatre pièces de piano, dans une inspiration très Keith Jarrett, comme des musiques de film écrites pour les héros de ses deux romans. Ses lecteurs les plus fanatiques peuvent donc désormais lire «le Jeu de l'ange» en écoutant des mélopées écrites par le maître. Qui osera affronter les thrillers fantastiques de Zafon pour les porter sur grand écran? Avec l'appétit du bonhomme, il faudra peser lourd. «Quand j'étais adolescent, j'étais un fou de Spielberg et de Coppola, prévient-il. J'adorais aussi le film «Retour vers le futur» de Zemeckis...» Petit clin d'œil du romancier à son réalisateur fétiche, «le Jeu de l'ange» n'est pas la suite chronologique de «l'Ombre du vent», mais un retour en arrière. Le nouveau héros est un aïeul de l'ancien. «Pourquoi devrais-je suivre une suite chronologique alors que mes intrigues sont fondées sur la dissolution du temps?», lâche-t-il, goguenard.

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Noticia publicada en bibliobs.nouvelobs.com

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